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  • You are not my valentine

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    (photo: Sémaphore rue des Francs-Buorgeois, tu ne copies pas s'il te plaît)

     

    Attaque type DDOS sur Haut et fort hier soir. Bon ce n’est pas grave ce n’est pas comme si vous m’attendiez avec impatience tous les jours. Nul n’est indispensable n’est-ce pas ?

     

    Il ne vous aura pas échappé qu’aujourd’hui c’est la Saint Valentin. Que te dire ? que je n’aime pas les D days, que je n’aime de toutes manières aucune célébration et autres commémorations, ça vous le savez déjà. Rappelle-toi comment j’ai débuté ce blog.

     

    Dans la série du schtroumph grognon j’ai nommé Plume 1ère. Je n’aime pas noël, je n’aime pas le nouvel an, je n’aime pas mon anniversaire, alors la saint Valentin, tu parles d’un deal pourri. Si au moins il y avait un fuck day, ça au moins ce serait intéressant (quelqu’un me dit dans l’oreillette que c’est tous les jours ! ah yes !!!)

     

    De manière générale (je reprends un ton sérieux pour trois lignes) je ne sais pas si j’aime. Oui, oui le verbe aimer au sens fort. Pas celui ou tu dis « waouh les dernières Chie Mihara j’aime trop (c’est pour changer des Louboutin) !!! », là « aimer » ça veut seulement dire que tu apprécies, que tu trouves à ton goût, que tu kieffes si tu as moins de 25 ans. So love and like.

     

    Je ne sais donc pas si j’aime. Ne me parlez pas de l’amour familial, blabla, une grande imposture à mon sens, ne me parlez pas de l’amour amical (oui ça existe parfaitement) trop compliqué à analyser à ce jour, ne me parlez pas de l’amour avec un grand A (tu sais celui où tu crois grave que le prince il va rester alors qu’il prévoit déjà de se barrer avec la princesse voisine). Finalement ne me parlez pas d’amour. C’est mieux, si, je t’assure.

     

    Pourtant il est un immense amour dans ma vie. Inconditionnel et sans limite.

     

    Si l’amour c’est ne pas imaginer pouvoir vivre sans l’autre, sans les autres. Alors oui j’aime…

     

    Il est de nombreuses personnes dont je pourrais me passer. Il est de nombreuses choses dont je pourrais me passer. Mais assurément je ne pourrais vivre sans Paris.

     

    Voilà, c’est la révélation. Tu es content d’être resté jusque là. Je suis in love avec ma ville.

     

    Comment vous expliquer ?

     

    Je suis née loin là-bas. Je suis née dans une ville que je n’ai jamais aimée et d’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours su, comme une sorte de prédestination, que ma vie était ailleurs, sous d’autres cieux moins lumineux certes, mais plus accueillants. Je dis souvent qu’il y a eu comme une erreur de livraison. C’est à croire que cette idiote de cigogne elle bossait pour La poste et elle s’est trompée d’adresse la crétine.

     

    Je me souviens quand j’ai débarqué, le cœur léger ça c’est sûr, et le bagage pas du tout mince (en plus des casseroles tu te trimballes pas mal de fourbi dans la vie : mes 5 trousses de toilettes, mes paires de chaussures et mes 40 cartons de bouquins). C’était en 1996. Oui, la préhistoire en somme. Tu vois, dans la vie je ne suis pas du tout une mystique, mais la première fois que j’ai pris le métro-dégueu-mais-que-c’est-le plus-beau-du-monde (quoi ? je manque d’objectivité ! même pas vrai d’abord) eh bien j’ai eu comme une drôle de sensation, l’impression d’avoir toujours été là. Tout semblait si naturel. Bon on arrête avec la métemphyschose.

     

    Et comme c’est un véritable amour je ne saurais dire pourquoi je suis in love. Rien à avoir avec le clivage Paris-Province. C’est autre chose, c’est indéfinissable. C’est cette douce sensation que tu es là où tu dois être.

     

    J’aime les vieilles pierres, j’aime les chuchotements que murmurent ces murs autour de moi. J’aime cette douce lumière qui se pose parfois sur la Seine. (bon d’accord c’est pas tous les jours mais quand même). J’aime les feuilles d’automne dans le jardin du Luxembourg. J’aime le tourbillon parisien et j’aime sentir quand il ne m’emporte pas.

     

    Bon allez on arrête le lyrisme sinon ça va te coller le bourdon pour la journée. Et puis faut pas que je t’en dise trop sinon tu vas me piquer mon amour. Et ça je ne le supporterais pas !

     

    Demain je te colle les photos qu'il y a dans le tiroir de mon amour.