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Une histoire qui finit bien

L’autre jour je discutais avec une collègue du pôle relations internationales. Ils ont un peu la grosse tête parce qu’ils parlent plusieurs langues. Je leur dis pas que moi aussi parce que sinon ils vont être trop vénères vu que je ne bosse pas dans leur pôle à eux. Donc nous discutassions et pour une fois ce n’était pas pompons et bonnets. Nous avions une conversation de la plus haute intensité intellectuelle ! on parlait littérature !

Pfiou tu es impressionné(e) pas vrai ?

 

Et attends il y avait des pointures dans la conversation : Balzac, Maupassant, Haussmann (eh je sais qu’il est pas écrivain c’est pour voir si tu suivais, bon apparemment tu  suis, c’est bien).

 

Et moi qui fais ma maline :

 

- ah ouais Le Bonheur des dames », c’est le seul bouquin de Zola qui finit bien, ils se marient, font des enfants et vivent très heureux (bon ça c’est moi qui rajoute parce que cela ne se passe pas tout à fait comme ça)

 

Et là trop la classe, la meuf des relations inter qui me sort :

 

- ils se marient et font des enfants et tu trouves que ça finit bien toi ?

 

Tout le monde se lolle, se gausse et se mdr autour de nous. Alors je poursuis pour prouver que j’ai de la culture :

 

- ben ça finit mieux que d’habitude. Non parce que le père Emile s’il ne t’a pas déprimé(e) sur plusieurs générations il n’est pas heureux. Et en brave lectrice (10 des Rougon sur 20, pas mal non ? je laisse les Macquart pour la prochaine vie où que je serai une vraie intello) tu sais que le Mimile ce qu’il aime c’est la crasse, la misère du peuple de Paris. Alors Au Kief  des greluches c’est un peu le monde de Oui-oui. S’il avait écrit Louboutinal au lieu de Germinal et Le Ventre de Chanel au lieu du Ventre de Paris  même pas y aurait de blogs de mode aujourd’hui.

 

Mais quand même me suis-je dit dans mon for intérieur au-dedans de moi-même c’est qu’elle a raison la copinette  des relations inter ! Et là je te colle un vieux truc que j’ai reçu il y a des années :

 

Voici le conte le plus court et le plus  beau que tu n'aies jamais lu. Il était une fois une jeune fille qui demanda à un garçon s'il voulait se marier avec elle.    

Le garçon lui répondit  "Non!". 

Dès lors la jeune fille vécut toujours heureuse, sans laver, ni cuisiner,  ni repasser pour personne, en sortant avec ses amies, en couchant avec celui qu'elle voulait, en travaillant et dépensant son argent comme elle le voulait.

FIN

PS : Le problème c'est que depuis que nous sommes toutes petites, on ne nous a jamais raconté ce conte. Et ils se sont bien foutues de nous avec ce putain de prince charmant !!!

 

J’ai reçu en héritage une version encore plus light du conte « les plumettes, ne vous mariez jamais qu’elle disait la Queen Plume ». Et en bonne plumette j’ai développé une vraie phobie du mariage.

 

Et pour toi qui viens ici parfois, il tient à quoi le bonheur des dames ?

  

***

- et toi ton conte de fées tu le rêves comment Plume ?

- un amoureux avec comme seul lien un fil de soie

- oh comme Jeanne Moreau !

- et avec des Louboutin  assorties à l’amoureux !

 

Vraiment la vie me pose question.



Commentaires

  • génial cette histiore merci de l'avoir relayée

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