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Addiction sans rehab possible

- Bonjour, je m’appelle Plume et je suis béco-dépendante.

- Bonjour Plume !

De quoi tu nous parles là Plume ? c'est quoi cette béco-dépendance, t'es accro au roulage de galoches. Oui ça aussi. Mais la béco-dépendance c'est la dépendance aux becs, aux bombecs, si tu veux. Becs c'est le petit nom intime que je donne à mon addiction. On a atteint un tel degré de proximité que les petits noms s'imposent.

Pourquoi je vous parle de ça alors que j'ai bien compris que mon quotidien aussi passionnant soit-il ne vous intéresse pas ? Eh bien parce que je suis en état de manque. Oui parfaitement de manque.

J'ai des suées, les mains qui tremblent, je tourne en rond dans mon home sweet home pour voir q'il n'y en aurait pas un caché quelque part, un qui serait tombé par hasard.  Même moche et poussiéreux je prends. Mais rien n'y fait, il n'y en a pas et cela fait, pfiou au moins 4 jours que je n'ai pas eu ma dose. Je n'en peux plus !!! et pas eu le temps de passer au dealer Monop du coin. Je craaaque !

Quand on était enfant(s) on avait parfois des bonbecs que l'on se partageait (séquence nostalgie, sortez vos mouchoirs devant la scène trop émouvante de la fratrie qui se partage avec force égalité le contenu de la bonbonnière) mais rien qui ne puisse provoquer une addiction. Plus grande je n'étais pas vraiment accro. Bien sûr j'ai toujours été un bec sucré. Mais depuis que je vais au boulot qui paie le loyer c'est devenu un truc de ouf (p...suis contaminée par le vocabulaire de ma voisine du 3ème).

J'en ai besoin tout le temps !

Et pas seulement la petite boîte de pastilles à la menthe que toute fashionista parisienne a dans son it-bag pour ne pas puer de la gueule. J'en achète au Monop, à la boulangerie (des fois j'achète du pain alors que je veux juste des becs, mais bon à mon âge ça la fout mal de rentrer et de prendre juste le paquet à un euro, quand je suis raisonnable, le plus souvent c'est celui à deux euros, ben oui il y en a plus dedans tiens !), au distributeur dans le métro, et même chez Friandiz.com... 

Une addiction je vous dis ! et dont je ne veux même pas me guérir. Parfois, je me dis, allez Plume un petit peu de courage, cesse d'entretenir ton gène du diabète (qui a eu la bonne idée de ne pas se manifester chez toi). Je tiens deux jours et je capitule.

C'est que c'est  si bon, toute cette gélatine, ces colorants... un régal (bouark) ! Faut dire aussi que lorsque je bosse dans mi casa dulce casa, c'est-à-dire la moitié du temps, cela me tient compagnie. C'est vrai qu'au boulot qui paie le loyer j'en ai moins besoin...

Régulièrement, comme en ce moment j'ai une prise de conscience et je me demande d'où cela vient. Est-ce que  vous aussi vous êtes beco-dépendants ? Ca vous dirait de créer un groupe, genre on se retrouverait toutes les semaines pour partager nos becs comme au temps où j'étais une plumette ?

Décidément la vie me pose question.

 ***

- tu crains avec ton addiction !

- Oh arrête ça pourrait être pire, je pourrais boire, fumer.

- et c’est lesquels que tu préfères ?

- les acidulés, ceux qui pétillent et te ruinent l’estomac

- ma pauvre plume… allez un petit pour commencer la journée !

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